Plaques Veveysannes

« Plaques veveysannes » – Vibiscum

Est-il nécessaire de rappeler que c’est en juin 1989 que fut créée, sous l’impulsion de MM. Serge-Alain Collet et André de Giuli – pour ne citerque les personnalités décédées – l’association pour le passé de notre ville qui prit le nom de Vibiscum?

Outre la publication des Annales (le volume 1 parut en 1991) et l’organisation de conférences, Vibiscum ne tarda pas à s’engager dans une activité nouvelle consistant à poser des plaques sur les immeubles et monuments veveysans présentant un intérêt historique. C’est ainsi qu’on vit apparaître sur nos murs, de 1995 à 2010, pas moins de 35 plaques en laiton, la plupart rappelant brièvement l’histoire et la date de construction de l’édifice, d’autres évoquant telle ou telle personnalité ayant vécu là, par exemple Mme de Warens, Carlo Hemmerling, l’écrivain Paul Morand, le chimiste Max Morgenthaler (inventeur du Nescafé), l’écrivain, musicologue et professeur Emmanuel Buenzod, ou encore le compositeur d’origine grisonne Paul Juon qui mourut à Vevey en 1940 dans sa maison de l’avenue Levade. Toutes ces plaques, imaginées et conçues grâce au travail absolument remarquable d’André de Giuli et de ses fidèles collaborateurs – n’oublions pas les donateurs! -, vous les trouvez, amis lecteurs, reproduites et commentées dans la brochure que vous avez sous les yeux.

De la «Belle Maison» (le Château) en 1995 à Edmond Ludlow en 2010, le promeneur pourra retrouver sans peine la plupart des plaques en traversant la «vieille ville», d’est en ouest jusqu’à la Grande Place; elles se font beaucoup plus rares au-delà du Château de l’Aile: n’oublions pas cependant le quai Maria Belgia, avant d’atteindre l’imposant bâtiment scolaire qui vient d’être honoré. Et rien sur la rive droite de la Veveyse; cela s’explique: faisant partie de Corsier; Plan-Dessous et Plan-Dessus, terrains encore peu bâtis, n’ont été rattachés à la commune de Vevey qu’à la fin du XIX· siècle, en 1892 pour être précis.

Les belles plaques Vibiscum ne sauraient en faire oublier quelques autres, en marbre, déjà posées fin XIXe et début XXe siècles, et dédiées à J.-J. Rousseau, Henryk Sienkiewicz, Fédor Dostoïevsky, tous hôtes de notre ville, et j’allais oublier l’illustre pianiste Clara Haskil qui vécut à Vevey de 1942 à 1960 (plaque visible, rue Clara-Haskil précisément).

Il me reste à vous signaler, amis lecteurs, la plus ancienne inscription de notre ville, datée 1724 et située sur le mur de soutien de la terrasse Saint-Martin, chemin de l’Espérance. Cachée par la végétation, elle n’est visible qu’en hiver. Levez les yeux, vous la découvrirez sans peine avant la belle saison.

André Nicolet

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